
L'histoire récente démontre que les poules ont parfois des dents. Ainsi, depuis l'an dernier, Toshiba fabrique des appareils Blu-ray au lieu de HD DVD. En juin 2005, Apple annonçait le début de sa transition vers Intel, abandonnant le PowerPC. Vers 1990, IBM intégrait le bercail PC/ISA torpillant son tandem PS2/MCA. Enfin, vers 1985, Sony embrassait la techno VHS au détriment de la Beta. Autrement dit, en techno tout se peut, incluant pactiser avec le diable.
On n'est donc pas étonné d'apprendre que Microsoft vient de lancer sur la planète Open Source, 20 000 lignes de code GPL 2 («General Public Licence», version 2), du code mettant au monde trois pilotes Linux.
L'objectif est très terre-à-terre : améliorer la performance du savorama Linux une fois installé dans Hyper-V, l'environnement virtuel de Microsoft particulier à Windows Server 2008 R2. Autrement dit, Redmond ne perd pas de vue sa raison d'être, ni ne participe sans arrière-pensées au mouvement du logiciel libre. Elle s'arrange pour que le diable puisse se baigner confortablement dans son eau bénite. Rien d'autre !
En fait, ces 20 000 lignes devant être ajoutées au méga bréviaire (kernel) de Linux, devront d'abord être validées et approuvées par l'organisation linuxienne dont, au premier chef, par le guru Linus Benedict Torvalds (auteur de l'aphorisme «Software is like sex, it's better when it's free !») Advenant que la participation de l'Empire sache passer cette épreuve, des variantes aussi populaires qu'Ubuntu, Fedora ou OpenSUSE en disposeront dans les versions subséquentes de leurs produits.
>>> Lire la suite sur le blogue de Nelson Dumais.
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