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Jeux vidéo: les crédits d'impôt sont un succès, dit Landry

Lia Lévesque, La Presse Canadienne (MONTRÉAL)
19 novembre 2009 | 07 h 45 | 3 commentaires
Bernard Landry... (Photo: archives La Presse)
Bernard Landry - Photo: archives La Presse
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La politique québécoise des crédits d'impôt a été un vif succès dans le domaine des jeux vidéo et a permis au Québec de devenir l'un des leaders mondiaux de ce secteur, soutient Bernard Landry.

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Bernard Landry

«C'est un bilan assez reluisant. C'est ce qu'il fallait faire», a conclu l'ancien premier ministre péquiste, qui a instauré ces crédits d'impôt pour favoriser le développement de cette industrie au Québec.

M.Landry était conférencier invité, hier, au Sommet international du jeu de Montréal, qui réunissait de jeunes travailleurs et créateurs de ce secteur de pointe.

 

Il a souligné que cette industrie compte aujourd'hui 7000 travailleurs qui sont bien rémunérés. Et plusieurs de ces emplois ont été créés grâce aux crédits d'impôt accordés aux entreprises qui sont ainsi venues s'implanter au Québec.

«Pour garder notre niveau de vie, il faut des industries à valeur ajoutée et qui sont beaucoup plus payantes. C'est vrai qu'on s'est fait virer du textile à 12,50$ de l'heure, mais dans les jeux vidéo, ce n'est pas 12,50$ de l'heure; les gens gagnent 60000$ par année facilement. Alors c'était ça la stratégie et elle a été réussie», a affirmé avec fierté M.Landry.

Il affirme que c'est en partie grâce à ces crédits d'impôt que l'industrie du jeu vidéo s'est développée au point où «Montréal est une capitale mondiale de cette activité».

Au cours d'une rencontre avec la presse avant son allocution, il s'est rappelé avec un sourire en coin avoir été critiqué par les libéraux, à l'époque, qui dénonçaient ces crédits d'impôt, affirmant que les entreprises seraient venues au Québec de toute façon et qu'il s'agissait là d'emplois trop subventionnés. «Ils étaient complètement dans le champ», affirme M.Landry.

Investissement intelligent

«Ce que le gouvernement a investi là-dedans, il en a été largement remboursé», ajoute-t-il, soutenant que le gouvernement récupère l'argent investi en cinq ans, grâce aux impôts payés par ces hauts salariés.

Alain Lachapelle, directeur du Sommet international du jeu de Montréal, qui a présenté M.Landry, a lui-même souligné que ces crédits d'impôt «sont maintenant imités ailleurs dans le monde».

Dans sa documentation, le sommet décrit d'ailleurs M.Landry comme «un des principaux visionnaires du programme de crédits d'impôt pour l'industrie du multimédia».

 

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Commentaires (3)
C'est vraiment n'importe quoi... Le salaire initial d'un artiste 3d chez Ubisoft est de 24 000 par année. Ce qui équivaut à environ 11 ou 11.50$ de l'heure. C'est moins que l'industrie du textile comme affirme Monsieur Landry. La moyenne des salaires dans l'industrie du jeux vidéo au Québec se situe d'avantage autour de 35 000 ou 40 000. N'oublions pas que les heures supplémentaires ne sont pas rénumérées ou remises en congés et qu'il y en a beaucoup en général.
daoson, 17 novembre 2009 à 11h18
Je vais te dire ce qui est n'importe quoi: ton 24000$ par année. Parfaitement ridicule!! T'as travaillé là il y a 10 ans ou quoi?! Les preuves sont confidentielles, mais amuse-toi sur www.glassdoor.com et vois par toi même que t'es complètement dans le champ.
ybouc, 17 novembre 2009 à 13h07
@daoson
Je ne sais pas trop d'ou tu sort ces chiffres... Il est vrai qu'un junior ne fera pas beaucoup au début de sa carrière, peut-être 25-35 000$ pour la première année ou deux, mais du moment qu'il démontre du talent, l'échelle salariale se grimpe plutot rapidement... Je travaille dans cette industrie et les gens ne font pas en bas de 45-60 000$ par année, et on ne parle pas des seniors qui peuvent aller chercher 80 000$ en montant...

Bien sur, l'industrie est vaste, et certains postes ouvrent plus de portes que d'autres, mais à moins d'être fraichement sortie de l'école ou d'être vraiment mauvais, c'est difficile faire moins de 35000$!

Je vous accorde un point par contre; le fait que se sont des contrats et que les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées, et bonne chance de les avoir à la fin d'un projet ("t'inquiète, quand le projet fini, vous pourrez prendre 3 semaines" mais sitôt rembarqué sur un nouveau projet, bye bye vacances!), j'admet que c'est quelque chose d'un peu injuste... mais je pense qu'ultimement, si on va dans cette industrie, il faut accepter les mauvais cotés et ce contenter de savoir qu'on a un salaire au-dessus de la moyenne. L'excellence se paie dans cette industrie, contrairement aux shoppe syndiqués!
elisef, 18 novembre 2009 à 13h50
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