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Certains jeux vidéos bafouent les droits humains

Associated Press (Genève)
21 novembre 2009 | 13 h 27 | 18 commentaires
Le jeu Bully, sorti en 2006.... (Crédit Rockstar Games)
Le jeu Bully, sorti en 2006. - Crédit Rockstar Games
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Les jeux vidéo de guerre font trop souvent fi du respect des droits humains et du droit international humanitaire.

Pour en savoir plus
Normes et standards

Dans cet univers virtuel, il arrive que ne soient pas sanctionnées des attaques contre des civils ou des mosquées ou encore que le recours à la torture soit encouragé, selon une enquête publiée jeudi par la fondation suisse pour l'enfance Pro Juventute et une association genevoise contre l'impunité TRIAL («Track Impunity Always»).

L'étude s'est concentrée sur les jeux vidéo car, à l'opposé de la littérature ou des films, ils requièrent un rôle actif de la part du joueur. De plus, leur niveau de réalisme fait qu'ils sont couramment utilisés dans le cadre de formations militaires et se déroulent dans des zones de conflits contemporains comme l'Afghanistan ou l'Irak.

Les 20 jeux sélectionnés, pour ordinateurs ou consoles de jeux, ont été évalués par des spécialistes du droit international humanitaire, sous la supervision de Marco Sassoli, professeur de droit international public à l'Université de Genève et président du comité de l'Académie de droit international humanitaire et de droits humains. Le résultat est malheureusement «peu encourageant».

Les jeux vidéo de guerre représentent souvent des scènes de violence et incitent les joueurs à faire preuve de violence virtuelle. Certains ne sanctionnent pas les attaques contre les personnes civiles et les biens protégés comme les églises ou les mosquées; d'autres encouragent le recours à la torture lors des séances d'interrogatoires ou ne prohibent pas les traitements inhumains ou les exécutions extrajudiciaires. Toutefois, il existe quelques jeux dans lesquels l'assassinat de civils est puni et où des stratégies de jeux plus respectueuses de ces normes sont récompensées.

Les jeux vidéo ne devraient pas constituer des espaces indifférents à la loi et à l'éthique. Il serait donc souhaitable que les jeux de guerres fictifs soient régis par les mêmes normes que celles qui régissent de véritables conflits armés. Ces normes condamnent les actes de violence inadmissibles tout en protégeant la dignité des groupes de personnes particulièrement menacées.

Pro Juventute et TRIAL demandent aux producteurs d'intégrer « avec imagination et efficacité» le respect des droits humains et du droit international humanitaire lors du développement des jeux vidéo.

Les auteurs de l'étude relèvent que punir les comportements illégaux dans les jeux vidéo est possible, comme plusieurs exemples de jeux populaires le démontrent. Généralement, cela n'intervient cependant que de manière partielle. La prise en compte des règles du droit international humanitaire, avec par exemple l'intervention du CICR et des tribunaux internationaux, peut même rendre les jeux plus intéressants et réalistes.

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Commentaires (18)
Les milliers de morts civils en Irak c'est un jeu vidéo encore?

Et en passant, dans le jeu Bully, on ne tue pas tout le monde, personne n'aurait accepté que sa sorte!
Ziltoid, 19 novembre 2009 à 16h07
Je ne sais pas si exclure les films est une bonne idée. C'est le média le plus répandu, qui touche le plus grand groupe d'âge et les deux sexes. Les films ne nous impliquent pas autant que les jeux vidéos, mais leur réalisme est beaucoup plus grand, et il y a un certain engagement émotif avec les personnages.

Inutile de dire que dans plusieurs films, les droits internationaux ne sont pas respectés et la violence peut être extrême.

Les films explorent aussi des choses beaucoup plus sombres que les jeux vidéos, tels le viol, les génocides, les meurtres en série, etc, des domaines difficilement exploitables pour les jeux vidéo.
allonsvoyons, 19 novembre 2009 à 16h06
"Dans le jeu Bully datant de 2006, un garçcon tue tout le monde dans son école"? C'est totalement faux. Il n'y a aucun meurtre dans ce jeu.

Il faudrait qu'on arrête une fois pour toutes de démoniser les jeux vidéos. C'est devenu ridicule. Qu'ils soient réalistes ou non, qu'ils nécessitent la participation du joueur ou non, ils se déroulent quand même dans un monde virtuel, qui n'a rien à voir avec le monde réel. Plutôt que de vouloir les différencier des films (si quelque chose n'est pas excusable dans un jeu, il serait hypocrite de le considérer excusable dans un film, non?), on devrait les voir simplement comme étant un film participatif, donc appartenant au même monde que le cinéma et où les mêmes limites sont en vigueur.

De grâce, cessez de faire circuler les mensonges colportés par des groupes d'intérêts particuliers qui, désireux d'alimenter leur croisade, accusent les jeux d'horreurs dont ils ne sont même pas coupables. Et surtout, rappelez-vous que la majorité des jeux ayant un contenu plus dur sont réservés, comme d'ailleurs les films ayant un contenu semblable, à des publics adultes et avertis, qui sont assez vieux pour faire la part des choses et faire leurs propres choix. Les joueurs adultes n'ont pas à faire les frais de parents indignes et irresponsables qui sont incapables de s'imposer entre leurs enfants et les jeux dont le contenu ne leur convient pas.

rigobertoperez, 19 novembre 2009 à 16h06
Parce que dans la réalité la torture n'est jamais acceptée et ne se produit jamais peut-être?
Bon, il y a quand même un point à faire, mais il n'est clairement pas limité au domaine des jeux vidéos...
Et sérieusement, faites votre recherches, il est complètement faux de prétendre qu'un jeune garçon tue tout le monde dans son école dans le jeux Bully. Il ''casse des gueules'', mais il n'y a pas de meurtre.
Bloodcloud, 19 novembre 2009 à 16h05
Pardon? Ils essaient de nous faire croire que les guerres sont propres? Que tout le monde respecte les règles?

On nous prend pour des imbéciles ici.

Tant qu'à faire, aussi bien interdire les jeux de guerre, les jeux basés sur le monde criminel ou n'importe quel jeu basé sur des actions violentes. Ça change quoi que des civiles soient tués ou des églises détruites? Ça rend plus horrible des choses qui sont déjà immensément horribles? Hon!

Détrompez vous, je souhaiterais bien que plus de jeux aient un "système de moralité" plus robuste, car certains de ces jeux qui ont de ces systèmes sont très conciliant envers les joueurs qui décident de jouer le rôle du "criminel", question que cet aspect du jeu ne soit pas désavantagé.

Bref le jeu reste sensiblement le même peu importe les choix que vous faites: les gentils peuvent sauver des innocents et se faire pourchasser par des bandits, alors que les méchants peuvent tuer des civils et se faire pourchasser par des policiers. Du pareil au même.

Mais d'exiger des developpeurs de jeux qu'ils respectent le traité de Genève et les droits humains, alors que les états ne le font même pas, c'est pas fort.
mathieu_a, 19 novembre 2009 à 16h03
Il y a une erreur flagrante dans la description de l'image, dans Bully personne ne se fait tué, au pire tu peux donné des raclée, mais tu ne peux pas tué dans ce jeu...

Merci de ne pas dire n'importe quoi.

Et dans la majorité des jeux de guerre, il n'y a pas de civils, les villes sont désertes saufs les ennemis.
El-Noeliste, 19 novembre 2009 à 16h02
En d'autres mots, vive la censure!

Pourquoi s'acharne-t'ont sur l'industrie du jeux videos? Oui les jeux videos on un aspect plus immersif que les films et les livres, il restent que les institutions qui gèrent les limitations d'âges (age-rating ex: ESRB) font un excellent boulot pour prévenir le public du niveau de violence dans un jeu. Si un enfant de 12 ans tombe sur un jeu 18+, blamez les parents et non la compagnie qui a fait le jeu.

Vous voulez détruire l'industrie car vous êtes trop naïf pour y voir le message derrière ces scènes de violence et bien joignez-vous aux multiples institutions religieuses qui prônent l'abstinence et cessez de faire perdre le temps des adultes de 18+ à qui ces jeux sont destiné.
Valerius, 19 novembre 2009 à 16h05
J'adore les jeux violents et immorale, cela fait changement et ça apporte une nouvelle expérience de jeu. Pourtant, je ne suis pas quelqu'un qui tue,qui agresse des gens pour rien ou qui attaque verbalement et gratuitement....MES PARENTS M'ONT ÉDUQUER!! Ce ne sont pas les jeux qui créer ces comportements, c'est le manque d'éducation. Lorsque je tue un innocent dans un jeu, je sais très bien que cela est mal!!! Par contre je suis d'accord qu'en bas age, cela pourrait avoir des répercutions négative; c'est pourquoi il y a des jeux pour les jeunes et pour les adultes.
vendetta, 20 novembre 2009 à 08h04
Les générations qui s'acharnent sur les jeux le font pour une raison: C'est que dans leur temps, c'est leurs enfants et leurs petits enfants qui jouaient aux premiers Atari et au NES. Pour eux, ce medium n'a pas évolué et est resté le même passe-temps cu-cul.

Hors les générations qui ont grandis avec les jeux ont grandis également dans leurs goûts. Pourquoi serait-il plus sain de regarder un épisode de 24 ou des Sopranos que de jouer à un jeu de guerre ou Grand Theft Auto ?

LE ESRB a des balises claires, les parents devraient être sensibiliser à les comprendre. Si ça s'applique à un jeu, ça s'applique à un film. J,enverrai pas mon fils écouter Natural Born Killer à 12 ans. Le marché du jeu vise avant tout les 18-34 ans. Pas les 12-13 ans. Quand nos dinosaures auront compris ça, on va peut-être arrêter d'entendre des conneries de chasse aux sorcières.
denigreur, 20 novembre 2009 à 08h04
Je préfére m'en prendre au vrai torture qu'au jeu vido... oui d'accord réduire la violence est peut-être une bonne idée, mais pas besoins d'une étude pour ca!!

Ne pas cacher, mais plutot responsabiliser
laurentdsb, 20 novembre 2009 à 08h04
Je suis content de voir les commentaires. Je me demande : pourquoi a-t-on présenté des jeux vidéos à des spécialistes du droit humanitaire ? Il y a une présupposée que la violence virtuelle est un équivalent sémantique de la violence réelle alors que ce n'est pas évident du tout. On affirme sur un ton très moraliste : "Les jeux vidéo ne devraient pas constituer des espaces indifférents à la loi et à l'éthique." C'est inquiétant : dire que les règles d'un jeu doivent se subordonner à un cadre moral, c'est dire que tout jeu doit discipliner les corps pour obliger un cadre normatif. Ça ouvre donc la porte à bien des choses malsaines... Le jeu est par définition un espace de liberté et tenter d'éliminer le subversif dans le jeu (subversivité qui peut justement avoir une grande fonction cathartique, libératrice, qui permet de réécrire l'histoire ou sa propre histoire autrement, et notamment dans le cas de Bully), ça peut aller très loin : Mario Bros sera-t-il un jour accusé de cruauté envers les animaux ? les jeux vidéos de sport seront-ils pointés du doigts pour favoriser le culte du corps et de la compétitivité ? La présence de l'élément "hasard" dans le jeu de scrabble encourage-t-elle des comportements pathologiques de jeu ? Toutes ces préoccupations sont complètement ridicules. Le réel problème de ces jeux sont ailleurs : ils sont dans les yeux de certains utilisateurs qui confondent (comme les auteurs de cette étude) espace réel et espace virtuel. Et j'oserai utiliser mon miroir : "punir les comportements illégaux dans les jeux vidéos" comme le proposent ces moralistes ne participerait-il pas seulement à justifier, voire encourager la guerre et par conséquent, des assassinats dits légaux. En matière d'éthique, il y a fort à parier que ça ne fait que déplacer le débat.
jogad5, 20 novembre 2009 à 08h04
Ohhhhhhh....j'aurai plus le droit de tirer sur les autres à Call of Duty...faudra que je semonce avant : "Rendez-vous sinon je tire"...
nickoleterrible, 20 novembre 2009 à 08h04
Le plus fâchant dans tout cela est que pendant que certaines personnes, cherchant à justifier leurs salaires, publient des «études» comme celle-ci, des gens partout autour du globe sont emprisonnés pour des motifs douteux sans avoir aucun recours è une justice équitable. Prenez la cause du groupe Amnistie Internationnal par exemple et vous trouverez bien plus de droits humains bien réels qui sont bafoués. Ensuite, ces personnes qui trouvent les jeux vidéos si nocifs pour notre société, n'ont-elles pas pensé deux secondes aux tiers monde (qui deviendra selon toutes probabilités le deux tiers monde) qui n'a pas de nourriture pour tous les jours de la semaine, sans compter l'accès à une éducation qui est tout à fait utopique. Personnellement, je crois que ces gens n'y ont pas pensé puisqu'il est plus facile de s'attaquer à la misère virtuelle qu'à la vraie misère.
qwertyazerty2645, 20 novembre 2009 à 08h03
Qu'on commence par éliminer la torture et le bafouement des droits de l'homme dans la réalité et ensuite on s'occupera des jeux vidéos. Une belle dépêche inutile signée par l'AP pour faire changement.
_cm_, 20 novembre 2009 à 08h03
En écoutant à la lettre ce qui est dit dans cet article, toute fiction participative comme celle qu'on trouve dans les jeux vidéo devrait être interdite.

Ben y reste plus qu'à interdire aux enfants de jouer aux cow-boys et aux indiens, ou à faire des "prisonniers" dans un château fort fait de neige en hiver, ou de jouer à des jeux de rôles comme dungeons & dragons etc. etc.

C'est quel groupe de pression au juste qui est derrière toute ces "interdictions" qui visent principalement les jeux vidéos qui correspondent à un univers et des héros masculins ?

Les groupes de pressions des religeuses catholiques des années 50 ou les groupes de pression féministes ?
jim777, 20 novembre 2009 à 08h03
Vive l'inégalité.

On veut interdire la violence dans les jeux vidéos, par contre on peut écrire et filmer toutes la violence que l'on veut, pour autant que l'on met un petit logo à coté.

J'aimerais bien que le tous les médias partagent le même niveau de réglementations et que l'on arrête d'utiliser certain, comme les jeux vidéo, comme tête de turc.
dragoniade, 20 novembre 2009 à 08h03
Il faut arrêter de blâmer l'industrie des jeux vidéos pour tout. Il faut aussi ce rapeller que se sont des jeux avant tout. Que comme beaucoup d'autres industries, il existe une reglementation.

Je crois qu'il vient aux parents de faire un suivi avec leur enfant sur le type de jeux auquel ils jouent. C'est aux parents voir si leur enfants sont assez mature pour jouer avec certains jeux.
yellowdumpling, 20 novembre 2009 à 10h29
Si je me fie à cet article, ce n'est pas le niveau de violence qui serait le problème mais plutôt le fait que les droits de certaines victimes soient bafoués? Donc, si je joue à un jeu où je coupe des zombies en deux à l'aide d'une chainsaw, ça c'est éthique?
jbisson, 20 novembre 2009 à 10h29
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