Technaute.ca

Une blogueuse accusée de diffamation portera plainte contre Google

Agence France-Presse (Washington)
26 août 2009 | 15 h 45 | 5 commentaires
Une blogueuse qui publiait anonymement des commentaires diffamatoires à... (Photo: Reuters)
Photo: Reuters

Une blogueuse qui publiait anonymement des commentaires diffamatoires à l'encontre d'une mannequin canadienne et dont Google avait révélé le nom à la justice, a indiqué lundi qu'elle prévoyait de porter plainte contre le géant de l'internet.

Rosemary Port, une étudiante en technologie de la mode de 29 ans, a annoncé au New York Daily News qu'elle prévoyait d'engager des poursuites contre Google en demandant 15 millions de dollars de dommages et intérêts.

Le 17 août, une juge de New York, Joan Madden, avait ordonné au géant de la toile de lui livrer des informations sur la personne ayant posté des commentaires diffamatoires à l'encontre de la mannequin canadienne, Liskula Cohen.

Rosemary Port avait été identifié dans la foulée comme l'auteur du blog anonyme crée grace au programme de Google, Blogger.com, et sur lequel la mannequin était décrite comme «psychotique, menteuse, débauchée.. une ordure».

La blogueuse accuse maintenant la mannequin d'avoir mis son blog sous le feu des projecteurs, dans l'article que publie le New York Daily News lundi.

«C'est devenu un cirque et ce n'est pas de ma faute. Avant qu'elle ne porte plainte j'avais sans doute deux visiteurs par jour sur mon blog: moi et elle», explique la blogueuse. «J'ai le sentiment que ma vie privée a été violée»..

Salavatore Strazzullo, l'avocat de Rosemary Port, a estimé dans le quotidien américain que le droit de parler anonymement est inhérent au premier amendement de la constitution américaine. «Ce droit ne doit-il pas être élargi au nouvel espace public qu'est internet?», s'interroge-t-il.

La mannequin a décrit la blogueuse comme une personne «négligeable» dans sa vie et a décidé de ne pas la poursuivre pour diffamation.

De son côté, Google a indiqué ne pas tolérer les «cyber intimidations» tout en respectant la vie privée.

 «Nous sommes aux côtés de toutes les personnes qui sont victimes d'intimidations» mais «nous prenons aussi grand soin de respecter la vie privée et ne donnerons des informations à propos d'utilisateurs que si nous y sommes contraints par la justice», explique Google.

Vous avez une nouvelle à nous communiquer ou encore une idée pour un reportage? Écrivez-nous à technaute@cyberpresse.ca   

Partager
Publicité
  
Commentaires (5)
Rosemary est allé commenter sur la place publique et réagit maintenant comme si elle avait eut une conversation privée avec Cohen. Le juge devrait rejeter sa requête. Point final.
political_2, 24 août 2009 à 16h44
Totalement absurde.
Google s'est fait ORDONNER par un tribunal de remettre les informations. Google a refusé de donner ses informations sans être obligé par la justice au préalable. Ne pas avoir respecté le jugement aurait été illégal et aurait constitué un outrage au Tribunal. En plus, cette idiote était représentée par une avocate devant le Tribunal qui a pris cette décision (avocate qui n'a pas dit le nom de sa cliente), lequel n'a retenu aucune des ses prétentions et les a toutes rejetées parce que non-fondées. J'espère que Google va se défendre et la poursuivre pour procédures abusives.
chuckmtl, 24 août 2009 à 16h44
Je ne sais pas qui est l'avocate de cette demoiselle, mais elle doit pas coûter bien cher. Son incompétence est assez flagrante si elle conseille à sa clientèle de poursuivre Google. Rappellons juste que Google à tenu son bout jusqu'à la fin, en refusant de d'identifier la blogueuse. Ce n'est que lorsqu'un jugement de la cours à forcer Google que ce dernier à cédé. Poursuivre une compagnie parce qu'elle à obéit à un jugement de la cours, c'est ridicule, peu importe les raisons de le faire. Un juge qui voudrait donner raison à Rosemary devrait d'abord invalider le jugement de l'autre juge qui à forcé Google à révéler l'information. Hors, cette information est désormais connue. Donc, si le premier jugement est cassé, Google se retrouverait dans une situation où il aurait eu tord, mais piègé, en quelques sortes, par un jugement qui aurait été changé après coup.

De plus, comment Rosemary peut-elle se défendre à affirmant qu'avant que la manequin rendre public l'histoire, il n'y avait à peu près qu'elle et l'autre qui visitait le blogue. Le fait que ton blogue n'est pas été populaire ne change rien au fait que l'objectif d'un blogue est de partager son opinion avec le plus de monde possible. C'est de façon publique que Rosemaray a attaqué l'autre fille, alors elle ne devrait pas se pleindre que la réplique arrive également de façon publique.

Finalement, les légistes peuvent sans doute parler de droit de parler anonymement, mais ils oublient trop souvent la responsabilité des paroles tenues. Rosemary semble vouloir avoir le droit de dire ce qu'elle veut, de qui elle veut et se, de façon publique, mais elle ne semble pas désirer être responsable et assumer les propos qu'elle a tenue. Peut-être pace qu'ils étaient faux ? Peut-être parce qu'elle ne pensait pas se faire prendre ? Ce qui semble le cas de bien des gens depuis l'arriver des TIC dans nos vies. Tout le monde plante tout le monde sur internet, d'une façon qu'il ou elle ne ferait jamais si c'était dans la réalité, avec la personne en questio devant soi.
zerocool, 24 août 2009 à 18h09
@chuckmtl entièrement d'accord
gpmoo7, 25 août 2009 à 10h41
D'où sort ce bizarre "droit de parler anonymement" qui justifierait qu'on traîne la réputation d'autrui dans la boue sans crainte de devoir rendre des comptes? S'il est permis de dire n'importe quoi à propos de n'importe qui sous couvert de l'anonymat, à quoi servent les lois contre la diffamation?



BLeblanc, 25 août 2009 à 10h41
ImprimerImprimer RetourRetour HautHaut

Publicité
Publicité