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Le piratage, frein aux ambitions mondiales des médias chinois

Agence France-Presse (Pékin)
11 octobre 2009 | 11 h 49
Rupert Murdoch... (Photo: Archives Reuters)
Rupert Murdoch - Photo: Archives Reuters

Le magnat des médias Rupert Murdoch a estimé vendredi que la contrefaçon et le manque de concurrence sur le marché chinois étaient des obstacles à l'internationalisation des médias du pays asiatique.

«Les groupes de médias et de divertissement chinois ont une formidable opportunité d'étendre leur influence et leur chiffre d'affaires à l'international», a relevé le patron du groupe News Corporation, dans un discours prononcé à l'occasion du Sommet mondial des médias organisé à Pékin par l'agence officielle Chine Nouvelle.

«Il y a en Chine des groupes de médias intéressants qui se développent, mais en raison du piratage il leur sera difficile de générer des profits chez ceux qui alimenteront leur croissance à l'étranger», a-t-il affirmé.

Un autre écueil, selon M. Murdoch, est l'absence de concurrence.

«Ils opèrent sur un marché protégé et par conséquent ils ne sont pas exposés à la concurrence qui les préparerait aux rigueurs du marché mondial», a-t-il affirmé.

«C'est la Chine qui en dernier ressort décidera de son sort mais si elle n'ouvre pas la porte numérique, elle ratera des opportunités et ne pourra réaliser tout son potentiel», a jugé Rupert Murdoch.

Pékin a un ambitieux programme d'expansion internationale de ses médias, contrôlés par l'Etat communiste, pour promouvoir l'image de la Chine à l'étranger.

Il y a quelques mois, le quotidien hongkongais South China Morning Post avait affirmé que Pékin était prêt à mettre 45 milliards de yuans (4,5 milliards d'euros) dans le développement de ses médias à l'étranger, un montant qui n'a pas pu être confirmé de source chinoise.

De son côté, le président chinois Hu Jintao s'est engagé vendredi à l'occasion du sommet à respecter et protéger les «droits légitimes et intérêts des médias étrangers et à continuer à faciliter leur couverture de la Chine dans le cadre de la loi».

Il y a plus d'une semaine, des journalistes étrangers s'étaient plaints des conditions particulièrement chaotiques dans lesquelles avaient été accordées les accréditations pour couvrir les festivités des 60 ans du régime communiste.

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