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La sécurité sur internet passe par la discrétion

Yves Therrien, Le Soleil (Québec)
20 novembre 2009 | 11 h 45 | 2 commentaires
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En 2008, au Québec, 240 000 personnes auraient été victimes d'un cybercrime et 340 000 Québécois auraient connu un incident concernant la sécurité de leur ordinateur et la protection de leurs renseignements personnels, selon les extrapolations tirées d'un sondage et d'une étude du professeur Benoît Dupont, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité et technologie.

C'est pourquoi le gouvernement du Québec et l'Institut de sécurité de l'information du Québec (ISIQ) reviennent à la charge avec une troisième campagne de sensibilisation sur la nécessité de protéger son identité sur Internet et avec le site de conseils www.monidentite.isiq.ca.«Vous ne placarderiez pas les poteaux dans la rue avec votre photo, votre adresse et d'autres renseignements!», lance le porte-parole de la campagne, Denis Talbot, journaliste et animateur d'une émission sur les technologies. «Pourquoi le faire sur Internet? Il faut avoir un comportement responsable dans Internet comme dans la rue», a-t-il poursuivi, pendant une conférence, lundi matin, sur la cybersécurité et la prévention.

Spécialiste de la cybercriminalité à la Sûreté du Québec (SQ), le capitaine Frédérick Gaudreau a donné de nombreux exemples utilisés par les fraudeurs et les pirates pour obtenir frauduleusement l'identité des gens et procéder à des vols d'identité et d'autres crimes aux conséquences graves.

Trop de naïveté

À travers la présentation, on peut comprendre que les internautes agissent avec une certaine naïveté lorsqu'il s'agit d'Internet, comme si les pirates ne pouvaient s'intéresser à eux ou que les renseignements sur Facebook, MySpace, Twitter et d'autres sites de réseaux sociaux ne pouvaient être récupérés par des personnes malveillantes. Pourtant, c'est à partir de recherches simples dans des moteurs de recherche que les spécialistes de la fraude trouvent des victimes potentielles.

M. Gaudreau rappelle que le système d'exploitation doit être à jour pour que les failles de sécurité puissent être colmatées. Les logiciels de sécurité (antivirus, pare-feu) doivent aussi être à jour.

Si le réseau à la maison fonctionne à partir d'un routeur sans fil, il faut que ce dernier soit sécurisé. Si la plateforme Windows est la plus attaquée, ça ne veut pas dire pour autant que les usagers de Linux ou du Mac sont invulnérables au piratage.

Denis Talbot et le capitaine Gaudreau soulignent qu'il faut se méfier des différentes arnaques sur le Web, hameçonnages ou petites annonces. «Si c'est trop beau pour être vrai, il y a un problème», ajoute M. Talbot. Et si vous êtes victime d'une escroquerie, il faut contacter les services de police locaux ou communiquer avec www.phonebusters.com.

Même si la SQ compte une vingtaine de spécialistes des fraudes dans Internet, M. Gaudreau souligne que la prudence et la discrétion sont toujours de mise pour tous les usagers d'Internet. Les parents devraient s'intéresser à ce que font leurs enfants et les sensibiliser au fait qu'Internet est une grande zone publique où il faut agir de manière responsable.

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Commentaires (2)
Hallucinant de voir comment les gens sont naifs avec le web et particulierement avec les réseaux comme facebook. On dit partout de rendre sa page privée et il y a encore des épais qui ne le font pas. Mon fils de 10 a compris par lui-même. J'ai lu en fin de semaine un texte désopilant sur les conseillers financiers qui dévoilent des niaiseries dans facebook. Ils se surprendront après qu'ils perdent des clients... http://www.majorblog.net/2009/11/14/facebook-twitter-linkedin-credibilite-et-conseils-financiers/
iamtheking, 18 novembre 2009 à 12h19
L'usage d'un ordinateur devrait reposer sur le même plan de responsabilité sociale que celui de l'automobile en notre société. À savoir que des cours de conduite obligatoire, autant en ce qui concerne l'utilisation de l'OS (opérateur système) pour des besoins privé, que son usage externe internet sur la place mondiale publique devraient être donnés à chaque utilisateur.

Responsabiliser l'ensemble de la population, tant jeune que plus âgé, par des cours d'utilisations et de préventions uniformiseraient la mentalité sociale concernant ce nouveau moyen de communication.

La responsabilité individuel au sein de la responsabilité collective devrait être, à mon avis, ce qui ramènera un plus grande santé collective en tout ses points vitaux. Et non l'unique responsabilité individuel basé sur une mentalité individualiste qui forme les gouvernants et les citoyens des pays de plus en plus de nos jours.

Quand un outils d'usage privé et collectif devient une arme préjudiciant le collectif et l'individu, c'est le droit et devoir de la collectivité de former chaque usagé afin que les maux affaiblissant la société soit réduit au minimum.

L'expérience collective québécoise en regard de la conduit automobile nous enseigne que ce qui est enseigné dans les écoles n'est pas suffisant. Que des cours obligatoire pour tout citoyen doit recevoir l'examen de passage par la Régie du Gouvernement. Il devrait en être ainsi pour ce nouveau véhicule dans ce nouvel espace de circulation virtuel.

La Liberté ''encadré'' ne ressemble en rien à une permissivité débridé qui n'engendre que l'esclavage déguisé. Notre système de santé actuel nous le démontre assez clairement depuis les années 90 ou les établissements deviennent de plus en plus un lieu de maladies et de souffrances collective grandissant qui prend sa source dans cet ''individualisme'' comme terrain de responsabilité politique.
POBSTAR, 19 novembre 2009 à 10h21
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