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Les experts des réseaux sociaux ont la cote

Marie-Eve Morasse, La Presse (Montréal)
29 novembre 2009 | 06 h 31 | 3 commentaires
Pablo Stevenson, président de Ressac Media... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)
Pablo Stevenson, président de Ressac Media - Photo: Martin Chamberland, La Presse
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Facebook, Twitter et les blogues n'ont plus de secrets pour vous? Un nouvel emploi vous attend peut-être... De plus en plus de spécialistes de ces réseaux sont recherchés par les entreprises.

Pour en savoir plus
Internet | Réseautage social

Quand Guy Laliberté s'est envolé dans l'espace en septembre dernier, une petite équipe de Montréal s'est mise à s'activer dans le cyberespace.

Sa mission : faire parler de la fondation One Drop et de son grand spectacle. S'assurer que l'événement laisse sa trace sur le web.

Pour faire parler du spectacle, l'agence Ressac Media s'est adjointe l'aide d'internautes d'un peu partout sur la planète.

«On a ciblé des ambassadeurs, des gens qui avaient une grande influence dans les réseaux sociaux. Il a fallu déterminer ce qu'est l'influence : est ce que c'est quelqu'un qui a beaucoup d'amis sur Facebook, quelqu'un qui a beaucoup d'abonnés sur Twitter?», explique Pablo Stevenson, président de Ressac Media, une entreprise spécialisée dans le marketing sur les réseaux sociaux.

Le rôle joué par cette agence est de plus en plus recherché dans les entreprises qui cherchent à intensifier leur présence sur le web. Plutôt que de faire appel à une agence externe, la chaîne de télévision ARTV a récemment pris les devants et affiché une offre d'emploi hors du commun : animateur de réseaux sociaux.

«On ne peut pas faire fi des réseaux sociaux, ça fait de plus en plus partie de nos activités, explique Sylvie Désilets, chef des projets spéciaux à ARTV. À partir du moment où on veut être présent dans ces réseaux, ça nous prend quelqu'un qui va gérer ces projets-là. On s'est rendu compte qu'on a besoin de quelqu'un qui a cette expertise.»

Chez ARTV, cette personne devra aider à bâtir une communauté d'internautes qui s'articulera autour de la culture et suscitera les échanges.

L'expert en réseaux sociaux n'est pas encore très bien défini. Il peut être jeune ou vieux, diplômé ou pas. Chose certaine, il doit être branché et avoir de l'expérience dans les communautés web.

«Une cinquantaine de personnes ont soumis leur candidature et presque la plupart ont des expériences de gestion de communautés. C'est impressionnant. N'importe qui peut fonder sa communauté, donc pas besoin de travailler dans une grande entreprise pour être un spécialiste de la chose», dit Sylvie Désilets.

«Ça prend quelqu'un qui va bien connaître les rouages de l'entreprise pour laquelle il travaille, quelqu'un qui va savoir ce qu'il peut et ne peut pas dire. Ça doit être une personne curieuse, qui a une très belle plume», dit Pablo Stevenson

Les réseaux sociaux, dit-il, peuvent devenir des outils très puissants. Tant pour les entreprises que pour les internautes.

«Avant, si je voulais donner des commentaires sur un produit à Canon, par exemple, je pouvais envoyer un courriel qui allait se perdre quelque part aux États-Unis. Avec les réseaux sociaux, Canon est obligé de répondre parce que si je dis que ma caméra prend des images de mauvaise qualité, j'influence la clientèle potentielle.»

Les entreprises ont donc intérêt à assurer une présence sur les Facebook et autres Twitter, histoire de surveiller et de gérer ce qui se dit à leur sujet.

Chez ARTV, on mise sur le nouvel employé pour aider à «créer une relation forte» avec les internautes, mais également pour transmettre la passion des réseaux sociaux à toute l'équipe de la chaîne.

«On espère que ça va devenir contagieux dans l'entreprise et que cette personne va faire de la formation, dit Sylvie Désilets. Parce qu'on ne s'improvise pas spécialiste des réseaux sociaux du jour au lendemain. Il y a une culture à développer. Cette personne va nous aider à faire le virage.»

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Commentaires (3)
Effectivement on parle déjà de vous sur le web. Et vous ? Que diriez-vous de joindre l'équipe des professionnels de la gestion du contenu et des médias sociaux. Des emplois sont disponibles et les bonnes ressources sont recherchées.
grenierb, 27 novembre 2009 à 11h16
Ça va se faire sans moi. La pub, quelle qu'elle soit et d'où qu'elle vienne m'indiffère. Je ne m'en sers que lorqu'elle est de nature à me renseigner sur un sujet ou un objet bien précis.

«L'ingénierie sociale (social engineering en anglais)» telle que définie ci-après par Wikipedia me semble correspondre à ces peu subtiles manières de procéder. Avant la venue du cyberespace, on s'en servait mais de manière plus artisanale pour influencer les décisions dans le domaine public, lors, par exemple, de pseudo consultations sur des projets. Et ses utilisateurs, (j'en ai connus) se croyaient bien brillants. Ils se croient encore plus brillants maintenant qu'ils peuvent opérer dans un relatif anonymat. Rappelez-vous le «faux blogue» du BIXI.

Définition: «(...) forme d'escroquerie utilisée en informatique pour obtenir un bien ou une information. Cette pratique exploite l'aspect humain et social de la structure à laquelle est lié le système informatique visé. Utilisant ses connaissances, son charisme, l'imposture ou le culot, le pirate abuse de la confiance, l'ignorance ou la crédulité de personnes possédant ce qu'il tente d'obtenir. Dans son ouvrage L'art de la supercherie, Kevin Mitnick a théorisé et popularisé cette pratique qui vise le facteur humain d'un système informatique pour briser sa sécurité.» Ex Wikipédia.
jeanfrancoiscouture, 27 novembre 2009 à 13h51
Jean François,
Merci pour vos commentaires et votre apport à la discussion. Vous soulevez des bons points, en effet une surexposition à un message publicitaire qui n?est nullement informatif s?avère parfois à être redondant et sans lien évident.

L?objectif du Social Media est justement d?humaniser cette communication et la rendre transparente, participative et hautement conversationnelle. Dans une logique de réseaux sociaux, nul n'est exclut de donner son avis qu?il soit positif ou négatif. Cette logique répond donc à une phase de découverte d?un produit ou un service dans la plus grande transparence possible, voilà l?essence de ces communications P2P, de personne à personne. Derrière des entreprises se trouvent des humains, ce sont eux qu?on met de l?avant, l?entreprise derrière, c?est un virage 180 qui vient troubler ces anciens paradigmes protecteurs et unidirectionnels.
Toutefois, et comme dans toute chose il y a des exécutions qui peuvent laisser à désirer, votre exemple de BIXI s?y prête. Ma perspective est la suivante; la transparence et la crédibilité son des conditions sine qua non si on se proclame experts en réseaux sociaux. Tout comme le Champagne doit venir de la région de Champagne pour s?appeler de la sorte. L?exemple de BIXI se résume à un corps sans tête, ce qui finit par rendre l?expérience bête.
pablostevenson, 30 novembre 2009 à 07h29
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