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France: la numérisation ne doit pas être laissée à Google

Agence France-Presse (Paris)
05 décembre 2009 | 13 h 57 | 2 commentaires
Frederic Mitterrand... (Photo: AFP)
Frederic Mitterrand - Photo: AFP
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Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a estimé que la numérisation du patrimoine (musique, livre, oeuvre d'art) doit être gérée par l'État et non pas une société privée comme Google, lors d'une interview sur France 2 jeudi.

«Il faut que nous régulions le marché, il faut que ce soit l'État qui le fasse et pas tel ou tel groupe privé, si efficace soit-il. Quand on dit ça, évidemment, on pense à Google», a déclaré M. Mitterrand.

«Tous les jours, il y a de nouvelles informations qui nous viennent de Google disant "on s'est entendu avec telle maison de disque, on s'est entendu avec untel". Il faut faire très attention, c'est comme pour le pétrole, si vous avez les pipelines, vous avez le pétrole à la base», a-t-il estimé.

«Il ne faut pas que le contenu tombe dans des mains privées!», a insisté le ministre.

Le géant américain de l'internet Google a entrepris de numériser des millions de livres pour sa bibliothèque en ligne Google Books, et s'est déjà mis d'accord avec un regroupement d'auteurs et d'éditeurs américains. Cette initiative inquiète les Européens.

Sous l'initiative de la France, les ministres de la Culture de l'UE ont décidé à Bruxelles fin novembre de créer un «comité des sages» pour définir les modalités de futurs partenariats public-privé dans le domaine de la numérisation culturelle, dans le souci d'éviter une monopolisation par certains géants de l'internet comme Google.

Faute d'avoir encore pu régler ce problème, la bibliothèque numérique Europeana, lancée il y a un an et constituant en quelque sorte la réponse européenne à Google Books, se limite pour l'instant aux oeuvres libres de droits.

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Commentaires (2)
Alors, que les pays francophones se branchent et entreprennent quelque chose d'efficace. En attendant, je téléchargerai des livres en langue anglaise. Too bad pour la langue française.
quidnovi, 03 décembre 2009 à 14h51
De quoi ont-ils peur? C'est pas comme si Google en prenait la possession... Ils ne font qu'offrir un service que personne n'offre et pendant ce temps les français vont refuser et mettre au point un service semblable payé par ses contribuables en 2020, 2050?

Ils s'objectent à tout sur des bases de principes!
powerjim, 04 décembre 2009 à 12h34
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