- Logiciels libres : le gouvernement québécois poursuivi
Technaute.ca

Logiciels libres : le gouvernement québécois poursuivi

Marie-Eve Morasse, Technaute.ca
30 août 2008 | 10 h 15 | 8 commentaires
La suite Office de Microsoft
La suite Office de Microsoft - AFP

Un organisme québécois qui fait la promotion des logiciels libres intente une poursuite contre le gouvernement provincial, qu'il accuse de privilégier les logiciels de Microsoft au détriment d'autres solutions.

Pour en savoir plus
Linux | Microsoft

La poursuite a été déposée en Cour supérieure le 15 juillet et a été rendue publique hier. L'organisme Facil (FACIL, pour l'appropriation collective de l'informatique libre) reproche au gouvernement québécois de ne pas respecter le processus d'appel d'offres quand il s'agit d'acheter des logiciels.

Le gouvernement québécois utilise une disposition qui lui permet d'acheter sans appel d'offres quand il veut se procurer des logiciels couverts par des droits exclusifs. Facil accuse Québec d'abuser de cette disposition.

Le groupe estime que le gouvernement dépense annuellement 80 millions $ pour des licences d'exploitation du système d'exploitation Windows.

Selon la poursuite, entre les mois de février et juin 2008, le gouvernement québécois aurait attribué pour plus de 10 millions de dollars de contrats à Microsoft, sans appel d'offres.

«Trop souvent l'administration québécoise refuse d'envisager et même d'évaluer l'option du logiciel libre», déplore le groupe dans un communiqué.

Facil estime qu'une «politique rigoureuse et déterminée d'utilisation de logiciels libres permettrait la création de très nombreux emplois durables, ainsi que des économies substantielles en licences de logiciels et inutiles mises à jour».

Dans sa poursuite, Facil donne l'exemple de pays comme la France où depuis deux ans, une partie de l'administration française, dont les députés, est passée à Linux. La France avait alors estimé que les logiciels libres allaient lui permettre de réaliser de «substantielles économies».

  
Commentaires (8)
Belle connerie.

Je ne suis pas contre les logiciels libres.

Par contre, il est difficile pour les grandes entreprises d'adopter le open source.

Et encore en 2008, aucune étude SÉRIEUSE n'a démontré que le open source est vraiment moins cher.


johnbreton, 28 août 2008 à 17h23
Le probleme n'est pas aussi simple. Le matériel ne peut pas migrer aussi facilement. oui on va sauver 80 millions (sur 54 milliards de budget) mais on va payer comment en technicien pour la transformation (dépense non récurente) et combien apres la transformation (dépense récurentes).
delstar, 28 août 2008 à 18h16
acheter et utiliser des logiciels "libres" tel que Linux obligerait justement de trouver des gens capable de comprendre, configurer et optimiser ces logiciels... ouff !!
les techs vraiment pros de ce coté de la clôture sont très rares et au contraire de ce que dit cette organisme, ça couterait TRÈS cher aux contribuables qui sont justement écoeurés de payer !!!

tandis qu'il "pleut" litérallement des diplômés coté microsoft, alors le gouvernement fait bien de continuer dans cette voie.
qccomment, 28 août 2008 à 21h48
J'espère sincèrement que ce remue-ménage va porter fruit!! Le logiciel libre est un investissement qui rapporte gros à long terme et qui n'est pas déficitaire à court terme. Le Québec aurait beaucoup à y gagner et les humains de tous les pays en général car c'est l'aspect technologique du logiciel libre, que tout ce qui est investit par un est disponible à tous, et tout est concu de manière flexible et sans limite.

Honnêtement, malgré des progrès ici et là, le Québec est encore à des années lumière d'exploiter toute la puissance que l'informatique cache, et qui pourrait être au service du peuple.
oxmosys, 28 août 2008 à 23h06
Fini le temps où tout le monde utilise aveuglément les produits Microsoft (Windows/Office). Il existe des dizaines d'alternatives gratuites et entièrement compatibles, qui ne nécessitent pratiquement aucune formation supplémentaire et dont le ratio coût/bénéfice est beaucoup moindre. À commencer par le système d'opération Ubuntu (Linux).
jonathanmoisan, 28 août 2008 à 23h08
Pour les techs a engager, ce que le gouvernement pourrait faire c'est embaucher des étudiants de cégep en informatique comme stagiaire. La main-d'?uvre serait bon marché et talentueuse.
devil_goalie, 29 août 2008 à 11h01
Et voilà, quand c'est open-source, ce n'est pas SERIEUX... Quand ce n'est pas pro-Microsoft, les études ne sont jamais sérieuses...

Belle mentalité que celle là :
"""qu'il "pleut" litérallement des diplômés coté microsoft, alors le gouvernement fait bien de continuer dans cette voie.""" Ils ont enseigné le cobol (langage pour les ordinateurs centraux) jusque dans les années 1990, est-ce que ça signifie qu'on aurait du attendre que le ministère de l'éducation élimine le cobol du programme pour diminuer son importance dans le développement informatique...

Et de plus, savez-vous combien de librairie de code open source sont regardez par Microsoft pour vous creez des logiciels payant? Pensez-vous que Microsoft n'utilise pas des logiciels open source? Ben voyons donc...

Il y a juste notre gouvernement de gailuron qui sort des idées pré-conçus pour faire plaisir à des amis... J'ai travaillé au gouvernement en informatique pendant 10 ans, et je peux vous dire que j'en ai vu des achats stupides. Simplement parce que la vendeuse était jolie, le produit était bon... Il y en a pas de vendeuse dans l'open source, alors juste là on va économiser...

La compagnie Facil ne dit pas de prendre juste des open sources, elle veut juste que le gouvernement arrete ses pratiques habituelles où il achète sans réfléchir! Juste là, si on se met à réfléchir sur ce qui est acheté, le gouvernement va probablement économiser "substantiellement" (il n'a pas dit que ça couterait rien).
fneuch, 29 août 2008 à 13h24
l'expérience a été tenté en europe, jugez-en par vous-mêmes en lisant cet extrait paru sur zdnet

Linux à l'Assemblée nationale : un premier bilan positif

Christophe Guillemin, publié le 1 juillet 2008
Tags: linux, politique, ubuntu, firefox, openoffice.org, disent, venu, christian paul

Technologie - Depuis juillet 2007, les parlementaires utilisent des PC équipés de logiciels libres dont Ubuntu et Firefox. Après quelques difficultés de démarrage, notamment au niveau de la synchronisation de l'agenda avec des smartphones, ils se disent globalement satisfaits.

"Faut se calmer! Linux n'est pas adapté à toutes les situations. Migrer de Windows à..."

Commentaire de pseudoooo

Depuis un an, les députés et leurs assistants utilisent des postes de travail GNU/Linux. C'est à partir de juillet 2007 en effet que l'Assemblée nationale a équipé 1 154 postes informatiques de l'OS Ubuntu, accompagné du navigateur Firefox, de son outil de messagerie Thunderbird avec l'extension agenda Lightning. La suite bureautique OpenOffice 2.0 est également installée ainsi que le lecteur multimédia VLC Media Player et Acrobat Reader d'Adobe.

Un an après le bilan semble plutôt positif. C'est en tout cas ce qu'indiquent les retours d'expériences de plusieurs députés, dont se félicite l'association promouvoir et défendre le logiciel libre, April : « Un an après, cette migration semble faire l'unanimité. Les députés se disent satisfaits de leur nouvel équipement ; ils saluent le travail des services informatiques de l'Assemblée nationale et notent la facilité et la rapidité avec lesquelles les utilisateurs se sont adaptés. » L'organisme souligne, par ailleurs, que le député Rudy Salles (Nouveau Centre), président de la délégation chargée de l'informatique et des nouvelles technologies, a affirmé qu'une économie de 500 000 euros avait pu être réalisée grâce aux logiciels libres (voir entretiens ci-après).

« Les députés ont montré l'exemple en choisissant d'utiliser eux-mêmes des logiciels libres. Ce faisant, ils encouragent les acteurs français d'un secteur économique prometteur, promeuvent l'interopérabilité et ouvrent la voie à d'autres migrations - à commencer par les services administratifs de l'Assemblée nationale » estime Frédéric Couchet, délégué général de l'April.


Ce qu'en disent les députés


Christian Paul - Député de la Nièvre (groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche)
« Je donne un 10/10 à cette opération. Pour l'usage très basique que j'en fais, ces postes Linux n'ont présenté aucune difficulté particulière de prise en main », indique-t-il à ZDNet.fr. « J'utilise mon poste à l'Assemblée pour taper des interventions et surtout la consultation d'e-mails et le surf sur internet. Il y a eu quelques difficultés au début avec le système de sécurité très élevé de l'Assemblée, mais c'est depuis réglé. »

Rudy Salles - Député des Alpes-Maritimes (groupe Nouveau Centre), également président de la délégation chargée de l'informatique et des nouvelles technologies à l'Assemblée nationale
« Je ne crois pas qu'il y avait un mécontentement vis-à-vis de Windows, mais il y avait la volonté peut-être de n'être pas sous la coupe d'un monopole (...) Et le logiciel libre c'est 500 000 euros d'économies. Même s'il y a eu quelques ratés au démarrage (...), on peut dire que le passage s'est fait de façon très correcte », indique-t-il à CIO Online. « Il n'y a eu quasiment personne qui est venu aux stages de formation, parce que finalement tout le monde s'en est sorti tout seul (...). Sous Windows, nous n'avions pas la fonctionnalité de l'agenda partagé. Avec Linux, avec le nouveau système nous l'avons. »
Regarder la vidéo de l'entretien sur CIO Online

Patrice Matrin-Lalande - Député du Loir-et-Cher (groupe UMP)
« Comme tout changement de système, il y a eu une période d'adaptation avec quelques problèmes dont on se seraient passés. Par exemple, l'agenda partagé ne fonctionnait pas avec mon téléphone. J'ai dû changer de combiné, et c'est désormais tout à fait fonctionnel. La possibilité de gérer mon agenda à distance est pour moi une réelle avancée. Pour le reste, mon usage est plutôt basique : consultation de ma messagerie, traitement de texte, accès web et je n'ai pas eu de mauvaise surprises de ce côté-là. Il est bon que nous montrions l'exemple en matière d'utilisation des logiciels libres », confie-t-il à ZDNet.fr.

Pierre Lasbordes - Député de l'Essonne (groupe UMP)
« Oui j'en suis satisfait puisque mes collaborateurs ne viennent pas tous les jours me dire qu'ils ne sont pas contents, et que l'on n'est pas tous les jours à appeler le service informatique de l'Assemblée», indique-t-il à nos confères de CIO Online. « Nous avons été obligés de nous former à un nouveau produit. Il a eu au départ quelques difficultés à démarrer, comme tout système. C'est vrai que c'est différent de Windows. Dans ma circonscription aujourd'hui, on est resté avec Windows, mais on arrive relativement facilement à échanger des fichiers, c'est ça qui importe. »
Regarder la vidéo de l'entretien sur CIO Online

Alain Vidalies - Député des Landes (groupe PS)
« En tant qu'utilisateur, pour mon travail parlementaire aujourd'hui, je suis complètement satisfait de ce nouveau système. Et je pense que ceux qui réfléchissent - je pense à des collectivités locales, ou peut-être à des entreprises - à la difficulté de passer sous Linux, n'ont aucune crainte à avoir, parce que je suis un témoin privilégié du fait que quelqu'un qui remplissait toutes les conditions pour être un utilisateur dérouté, est en fait aujourd'hui un utilisateur parfaitement satisfait », explique-t-il à CIO Online.
Regarder la vidéo de l'entretien sur CIO Online

Par Christophe Guillemin, ZDNet France


http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39382082,00.htm
rogerauclair, 29 août 2008 à 16h10
EnvoyerEnvoyer ImprimerImprimer RetourRetour HautHaut

  • PartagerPartager: Facebook Facebook Digg digg del.icio.us del.icio.us Google signet Google Qu'est-ce?Agrandir
Publicité
Publicité

Publicité


Envoyer à un ami

Fermer X

Merci

Votre message a bien été envoyé !

Envoyer à un ami

Fermer X

Envoyer à un ami

Fermer X
Votre nom :
Votre courriel :
Courriel du destinataire :
Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules
Ajouter un commentaire :
Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.
Me transmettre une copie