- Les appareils électroniques de plus en plus énergivores
Technaute.ca

Les appareils électroniques de plus en plus énergivores

Agence France-Presse
29 août 2008 | 14 h 13
Les appareils électroniques de plus en plus énergivores
- JasonRogers, Flickr

Toujours plus nombreux, parfois dépourvus d'interrupteur et constamment branchés, les appareils high-tech font grimper la facture d'électricité des Français, relève une étude de «60 millions de consommateurs» à paraître jeudi.

Téléviseurs, lecteurs DVD, ordinateurs, box ADSL ou consoles de jeux... les produits électroniques de l'ensemble des foyers français avalent environ 14 milliards de kilowatts-heures (kWh) par an, selon un récent rapport sénatorial cité par le mensuel de l'Institut national de la consommation (INC).

Un chiffre qui les place au-dessus des lave-linge et lave-vaisselle (10 milliards) et les rapproche des réfrigérateurs-congélateurs, extrêmement voraces (15 milliards).

Sur certains appareils, «la fonction veille frise l'escroquerie: elle ne permet qu'une réduction infime de consommation», souligne le magazine qui donne l'exemple d'un adaptateur TNT dont le mode veille ne permet d'économiser que 8% d'électricité.

De même, la Freebox, accompagnée de son décodeur TV, consomme plus de 20 watts par heure, en veille comme en fonctionnement, soit 198 kWh par an sur la base d'une utilisation moyenne (trois heures par jour pour internet, quatre heures pour la télévision). Au final, la facture EDF se trouve alourdie de 22 euros, selon »60 millions de consommateurs».

Dénonçant ce «gaspillage caché», le mensuel distingue toutefois les téléviseurs, dont les nouveaux modèles, même de grande taille, consomment moins de 1 watt en veille.

De plus en plus de produits sont par ailleurs conçus sans interrupteur d'arrêt: pour les éteindre, il faut donc débrancher la prise secteur.

Pour inciter à l'achat des produits les moins énergivores, l'étude recommande l'instauration d'une «étiquette énergie», sur le modèle des réfrigérateurs et lave-linge.

Autre piste envisagée par le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, un système de «bonus-malus» semblable à celui imposé l'hiver dernier aux voitures, encourageant les plus sobres.

  
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