
Pendant que le marché canadien du sans-fil s'énerve avec l'arrivée du service iPhone chez Rogers, les dirigeants de ses principales entreprises, en coulisses, ont une autre préoccupation.
Il s'agit des enchères beaucoup plus coûteuses que prévues pour les nouvelles fréquences allouées par le gouvernement fédéral.
Elles sont maintenant à 4,1 milliards de dollars. C'est une somme presque trois fois plus élevée que les estimations de l'automne 2007, lorsque le processus fut lancé par le ministère fédéral de l'Industrie et le CRTC.
Les enchères de fréquences impliquent les entreprises existantes dans le sans-fil - Rogers, Bell et Telus - qui souhaitent ainsi agrandir la capacité de leur réseau.
Mais surtout, ces enchères font une place particulière à des entreprises qui veulent pénétrer le marché du sans-fil en créant leur réseau.
À ce titre, le câblodistributeur québécois Vidéotron, une filiale de Quebecor, est en tête de file des enchères parmi les six aspirantes régionales, après les offres des trois meneurs établis du sans-fil.
Les offres soumises par Vidéotron se chiffrent à 563 millions, selon un relevé effectué par l'analyste John Henderson, spécialiste des télécoms chez Capitaux Scotia.
En comparaison, la principale concurrente de Vidéotron au Québec, Bell Canada (BCE), a soumis des offres de 719 millions. Pour leur part, Rogers et Telus y sont pour 930 et 864 millions, respectivement.
Le résultat concret de ces enchères reste à voir, selon les analystes.
D'autant plus que leur surcoût pourrait compliquer le financement des projets de réseau par Vidéotron au Québec et dans le sud-est de l'Ontario, Shaw dans l'Ouest et Globalive au Canada hors Québec.
«L'impact initial de ces nouveaux fournisseurs sur les réseaux existants pourrait être moindre qu'anticipé», estime Jeffrey Fan analyste des télécoms chez UBS Investment à Toronto.
Dans l'immédiat, le surcoût des enchères de fréquences pèse tout de même sur la valeur boursière des entreprises établies, comme Rogers.
N'empêche, les investisseurs opportunistes devraient en profiter selon les analystes, qui recommandent presque tous l'achat des actions de Rogers, le numéro un du sans-fil au Canada.
Le prix-cible moyen d'ici un an parmi les analystes s'établit à 52$ l'action, ce qui laisse présager une appréciation de 30% par rapport au cours récent.
|
Commenter
Vous désirez commenter cet article? Vous devez posséder votre Visa Cyberpresse
| |||
|
Ça coûte 3 (TROIS) FOIS PLUS cher au Canada pour internet nomade. LES compagnies du Canada me répondent que la (raison) est que la population est très minime au Canada et que les coûts d'entretiens sont donc partagée sur un petit nombre d'utilisateurs. Pourquoi, alors ne pas engager des bénévoles et prisonniers? En radi amateur ce sont TOUS des bénévoles qui entretiennet les tours et antennes et même sur les fréquences permises adjacentes à la bande Wimax. En Europe ça coûte moins, au Mexique aussi. Le Canada est pris pour des payeurs qui paient, chialent mais paient et font faillites et se taient et recommencent à revenir avec un cellulaire et repaient gros et refont faillite. Ça ferait une bonne chanson à faire rire les "gringos"!!
angeunique, 11 août 2008 à 22h29
|
|
|
|
|
|
|
Qu'est-ce? |
Nouvelles
Technaute vous suggère de lire
Publicité